Jean-Luc Defroidmont part à la retraite après 44 ans de service

Jean-Luc Defroidmont part   à la retraite après 44 ans de service

PAR PIERRE-ANTOINE CRISTANTE avesnes@lavoixdunord.fr

PAR S. Belloumi

Ce samedi 31 marquera le premier jour du reste de sa vie. Après 44 ans de service dans l’entreprise familiale, Jean-Luc Defroidmont s’apprête à partir à la retraite. Une page se tourne au pays de la flamiche.

 

MAROILLES.

Désormais, ce sera tous les jours dimanche pour Jean-Luc Defroidmont, et il n’y aura plus jamais de lundi. L’heure de la retraite a sonné pour l’homme de 60 ans, qui quitte l’entreprise familiale, avec le sentiment du devoir accompli. Pas étonnant, quand on y a passé 44 ans. De sa première journée à peindre l’atelier pâtisserie, il n’a rien oublié. Il avait 16 ans et ne se doutait peut-être pas qu’il y passerait toute sa carrière : à la pâtisserie au chaud, dans la chambre froide, puis comme commercial, pour finir acheteur. Jean-Luc Defroidmont n’a pas vraiment eu le temps de s’ennuyer. Alors forcément, des souvenirs, il y en a à la pelle : «Quand on a quitté Felleries pour s’installer à Maroilles, ça a été quelque chose. Mais c’était un cap à franchir ! » Depuis plusieurs années, Jean-Luc Defroidmont était chargé de développer la livraison à domicile, ainsi que de la confection du catalogue.

Peut-être que  je vais me remettre  à la pêche… Et puis,  je vais pouvoir  m’occuper de mes petits-enfants!

Si certains ont peur de la retraite, ça ne semble pas être le cas de Jean-Luc Defroidmont. « Je vais avoir du temps pour les loisirs. J’ai toujours privilégié ma vie professionnelle. Peut-être que je vais me remettre à la pêche… Et puis, je vais pouvoir m’occuper de mes petits-enfants ! » Et quand on lui demande s’il passera plus de temps en mairie à Sémeries, village dont il est le maire, Jean-Luc Defroidmont a déjà sa réponse : « J’ai déjà prévenu mes adjoints que je n’irais pas plus souvent. Ça marche très bien comme ça. » Toutefois, il le concède, il aura plus de temps à consacrer aux citoyens, et aux réunions qui ont lieu l’après-midi, parce que « c’est un truc de retraité ça ! ».

 

Mais attention, ce n’est pas parce qu’il quitte l’entreprise qu’il n’y reviendra plus. « Je viendrai de temps en temps, mais pas trop souvent quand même ! », sourit-il. Une déclaration en réponse à l’invitation de son frère Patrick, qui l’encourage « à venir quand il veut ». Jean-Luc Defroidmont part l’esprit serein, il sait que l’entreprise est entre de bonnes mains : « C’est un bel outil, n’ayez pas peur de casser les codes, innovez et osez ! », a-t-il lancé aux membres du personnel venus assister à son pot de départ, « tout en se souvenant de là d’où l’on vient ».